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Plan de communication familial quand les réseaux tombent : un modèle à adapter

Communication Guide documentaire, sources en fin de page. Mis à jour le 1 novembre 2026.

Un modèle de plan familial pour le jour où le téléphone ne passe plus : contacts prioritaires, message type, points de rendez-vous, horaires, enfants, exercices, et une fiche à remplir.

Ce guide propose un plan de communication familial pour le jour où le téléphone et internet ne passent plus. C’est un modèle à adapter à votre foyer, pas la description d’une organisation existante. Il prolonge le guide Quand les réseaux tombent, qui explique l’alerte et les réflexes. Ici, on décide à l’avance qui prévient qui, où l’on se retrouve et quoi faire quand personne ne répond.

SituationCe qui marche souvent encoreCe qu’on fait
Réseau saturé (événement grave, tout le monde appelle)Les messages courts, qui chargent moins le réseauUn message, une fois, aux contacts prévus. Pas d’appel en boucle
Coupure de courant qui dureLe téléphone tant que sa batterie tient. Les antennes du réseau ont elles aussi besoin de courantÉconomiser la batterie, allumer aux heures convenues, écouter la radio
Plus de réseau du toutLa radio à piles pour les consignes. Des talkies à courte distanceAppliquer le plan : rendez-vous, horaires, mot laissé à la maison
Alerte officielle (sirène, FR-Alert)Les consignes des autoritésLes suivre d’abord. Le plan familial vient après

Ce que disent les sources

Ce que disent les sources

Le guide officiel « Tous responsables face aux risques » demande de privilégier les messages plutôt que les appels, de repérer les proches qui pourraient avoir besoin d’aide et de convenir à l’avance d’un moyen de rester en contact.

Le formulaire de plan d’urgence du gouvernement du Canada prévoit deux lieux de rassemblement, l’un près de la maison et l’autre en dehors du quartier, une personne à contacter hors de la région, et deux personnes autorisées à récupérer les enfants à l’école. C’est une source étrangère : la logique vaut en France, mais pour l’école, ce sont les règles de l’établissement qui comptent.

Pour les parents, une fiche d’information d’une académie sur le plan particulier de mise en sûreté des écoles est nette : ne pas aller chercher son enfant à l’école pendant une alerte, ne pas téléphoner, écouter la radio et respecter les consignes des autorités.

Les moyens, du plus simple au plus rare

  • Le message court (SMS) : il charge moins le réseau qu’un appel. Un texte prêt à envoyer fait gagner du temps.
  • La radio à piles : pour recevoir les consignes. Elle fait partie du kit d’urgence officiel.
  • Les talkies PMR446 : sans réseau ni abonnement, à courte distance. Le canal est partagé avec tout le monde, rien n’est privé, et personne n’est chargé de l’écouter : ils ne remplacent jamais le 112. Réglage et limites dans le guide Talkies PMR446.
  • Le papier : les numéros écrits, le plan dans chaque sac, un mot laissé à un endroit convenu de la maison.
  • Le déplacement : quand rien ne passe, se retrouver au point prévu reste le moyen le plus sûr.

D’autres moyens portent plus loin, comme le radioamateurisme, mais ils demandent du matériel, un apprentissage, et pour le radioamateurisme un certificat d’opérateur. Ils ne font pas partie d’un plan familial de base.

Le plan en six décisions

1. Les contacts prioritaires. Deux personnes proches, et une personne qui vit loin, dans une autre région. Celle-ci centralise les nouvelles : chacun la prévient, et elle répond à ceux qui s’inquiètent. Une seule personne à joindre évite que tout le monde appelle tout le monde.

2. Le message type. Écrit à l’avance, dans le téléphone et sur papier : « Ici [prénom]. Je vais bien / J’ai besoin d’aide. Je suis à [lieu]. Prochaine nouvelle à [heure]. » Court, il passe mieux et se lit vite.

3. Les points de rendez-vous. Un près de la maison, à pied, facile à trouver : un lieu public, pas un domicile privé qui pourrait être vide. Un second plus loin, si le quartier doit être évacué. Chacun doit savoir y aller seul, enfants compris s’ils sont en âge de le faire.

4. Les horaires de vérification. Quand la coupure dure, garder le téléphone allumé en permanence vide la batterie. La famille peut convenir d’une règle simple, par exemple rallumer le téléphone et les talkies dix minutes à chaque heure pile. C’est une convention à choisir ensemble, pas une norme : l’important est que tout le monde ait la même.

5. Qui fait quoi. Qui reste à la maison, qui va vers le voisin âgé, qui garde la radio. Qui a les clés, qui a la trousse. Une ligne par personne suffit.

6. Quand personne ne répond. Une règle décidée à l’avance évite de tourner en rond. Par exemple : sans nouvelles au bout d’un délai convenu, chacun rejoint le premier point de rendez-vous ; si la maison doit être quittée, un mot daté est laissé à l’endroit convenu, à l’intérieur plutôt que sur la porte, pour ne pas signaler une maison vide.

Avec des enfants

  • Demander à l’école ou à la crèche son plan de mise en sûreté, et comment les parents seront informés. Pendant une alerte, l’établissement garde les enfants : on ne va pas les chercher.
  • Vérifier qui est autorisé à récupérer l’enfant, et prévenir ces personnes qu’elles figurent sur la liste.
  • Faire apprendre par cœur un numéro de téléphone, et l’écrire sur une carte rangée dans le cartable, avec le moins d’informations personnelles possible.
  • Montrer le point de rendez-vous en vrai, pas seulement sur une carte.
  • En parler simplement, sans faire peur : voir Transmettre sans inquiéter.

Tester le plan

  • La chaîne de messages : chacun envoie le message type au contact éloigné, qui confirme. On note le temps que ça prend.
  • Le trajet : marcher jusqu’au point de rendez-vous, avec les enfants.
  • Les talkies : un essai depuis le point de rendez-vous vers la maison, pour connaître la portée réelle chez vous.
  • Une soirée sans téléphone : retrouver les numéros sur papier, écouter la radio.
  • Une révision en même temps que le kit d’urgence, et chaque fois qu’un numéro change.

La fiche à remplir

Le plan tient sur une page : contacts prioritaires, contact éloigné, message type, deux points de rendez-vous, horaires de vérification, qui fait quoi, règle quand personne ne répond, école et personnes autorisées. Une copie par personne, une dans chaque sac, une près de la radio. N’y notez ni mot de passe, ni code d’alarme, ni code d’accès.

Les erreurs courantes

  • Un plan que seul un adulte connaît.
  • Un point de rendez-vous chez quelqu’un qui peut être absent.
  • Garder le téléphone allumé en continu, et n’avoir plus de batterie le lendemain.
  • Compter sur les talkies pour joindre les secours.
  • Aller chercher les enfants à l’école pendant une alerte.
  • Un plan écrit une fois, jamais testé, jamais mis à jour.

Limites et précautions

Ce guide propose un modèle, à adapter à votre foyer et à votre commune. Pendant un événement, les consignes des autorités, données par FR-Alert, la radio ou les sirènes, passent avant le plan familial. En cas d’urgence vitale : 112, 15, 17 ou 18.

Sur RAISE : Quand les réseaux tombent, Talkies PMR446 et Coupure de courant.

Sources

Mise à jour du 1er novembre 2026 : sources revérifiées, repères corrigés et liens vers les contenus plus récents ajoutés.

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