Matériel

Beretta M9A3

Arme de poingPas retenuAchetéSite Beretta

Fiable, simple à démonter. Deux départs différents dans la même série, et un pistolet lourd.

Pistolet Beretta M9A3 noir à canon fileté posé sur une table blanche, trois chargeurs devant et sa caisse derrière.

Le Beretta M9A3 est la dernière version du 92, le pistolet que l'armée américaine a porté plus de trente ans sous le nom de M9. Celui-ci a le canon fileté, un rail sous la carcasse et des plaquettes de poignée fines. Il arrive dans sa caisse, avec trois chargeurs. Je l'ai eu en main, je l'ai tiré et je l'ai démonté. Je ne m'en servirai pas. L'histoire complète est dans le journal : Le premier coup.

Mon avis sur le Beretta M9A3

Sa réputation tient à la fiabilité, et elle n'est pas volée. La culasse est ouverte sur le dessus, l'éjection se fait large. Le démontage se fait sans outil : un bouton, un levier, la culasse part vers l'avant et le canon sort avec son bloc de verrouillage. On n'y perd pas de temps, et c'était déjà vrai sur le Glock 17 Gen5 qui l'a remplacé chez nous.

Ce bloc est d'ailleurs la pièce à surveiller. Sur les vieux 92 qui ont beaucoup tiré, c'est lui qui finit par casser. Beretta l'a revu depuis, mais c'est là qu'on regarde en premier.

Le vrai défaut, pour moi, c'est la détente. Le premier coup part en double action : long et lourd. Les suivants partent en simple action, courts et légers. Deux départs dans la même série. Le passage de l'un à l'autre se travaille, et quand on ne l'a pas travaillé, le carton le montre. Le levier sur la culasse, qui désarme le chien et sert de sûreté, ajoute encore un geste.

Le reste suit. Il est lourd, et la poignée reste large malgré les plaquettes fines. Je tire sur Glock, avec le même départ à chaque coup. Le Beretta demande un autre geste, et je n'ai aucune raison de l'entretenir.