Le bois se prépare quand il fait encore doux. En hiver, il est trop tard : il faut qu'il ait eu le temps de sécher.
Ce jour-là, j'ai fendu de quoi remplir le brasero et refaire un peu de réserve. Un billot, un merlin à manche long, et du temps. On ne force pas. On laisse le poids de l'outil faire le travail.

Je fends toujours sur le billot, jamais par terre. Le sol absorbe le coup, et si on rate, l'outil finit vers les pieds. J'ai mis mes règles dans une fiche mémo sur le bois, à imprimer.
Le bois fendu sèche plus vite que les rondins entiers. Je le range à l'abri, surélevé, pour que l'air passe.
Si le courant saute en plein hiver, c'est ce tas-là qui chauffe la maison. Il baisse toujours plus vite que prévu.
