Hier, je suis retourné au plomb. Une carabine, un carton à dix mètres.
L'essentiel de mon entraînement se passe ailleurs. L'arme longue, l'arme de poing, le chrono, les transitions, la préparation des Tactical Games. On y cherche la vitesse, et la vitesse finit par masquer des choses.
Au plomb, presque rien ne recule et rien ne fait de bruit. Un lâcher brusque ou une respiration mal placée, et le carton le montre aussitôt.
À dix mètres, il n'y a nulle part où cacher une faute.
Il faut y revenir de temps en temps. Reprendre le lâcher et la respiration, sans autre enjeu que le centre du carton.
Et il faut l'avouer, c'est assez amusant. Un carton rempli, on a envie de recommencer le suivant.
